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Linux pour les nuls

Outils CLI pratiques

Une poignée d'outils en ligne de commande à installer sur un serveur maison, ce que chacun fait ou remplace, et les étapes pour les installer et s'en servir.

Une installation minimale de Debian embarque le strict minimum, ce qui veut dire que les outils fournis sont ceux de 1995. Ils fonctionnent, mais lire la sortie de df ou chercher ce qui a rempli un disque avec du est inutilement pénible quand de meilleures versions existent et ne coûtent rien à installer.

La plupart des applications listées ici viennent directement des dépôts Debian, il n'y a donc aucune source tierce à qui faire confiance et apt les maintient à jour en même temps que le reste du système.

Toutes les commandes ici se tapent dans un terminal via SSH. Si sudo, apt et cd ne vous parlent pas encore, commencez par les bases de la ligne de commande.

La version pressée

Une seule ligne de commande pour installer tous ceux qui viennent des dépots de Debian, et chaque section ci-dessous vous explique ce que vous venez d'installer.

Terminal
sudo apt update
sudo apt install btop duf ncdu tealdeer ufw

Le sommaire

OutilRemplaceÀ quoi ça sert
btoptop, htopSurveiller le CPU, la RAM et les processus
dufdf -hL'espace libre, en lisible
ncdudu -shTrouver ce qui a rempli le disque
tldrmanLes cinq commandes dont vous avez vraiment besoin
lazydockerdocker ps et compagnieGérer les conteneurs en SSH
ufwiptables brutUn pare-feu réellement lisible

btop, surveiller ce que fait la machine

Le remplaçant moderne de top et htop : CPU, RAM, disques, réseau et processus sur un seul écran, avec des graphiques, des couleurs et une souris qui marche. C'est ce que vous ouvrez quand quelque chose semble lent, l'équivalent du gestionnaire de tache sur Windows ou du moniteur d'activité sur Mac.

L'installer

Terminal
sudo apt install btop

Le lancer

Terminal
sudo btop

Cliquez sur un processus pour le sélectionner, Esc ouvre le menu, Q quitte. Les touches + et - replient et déplient les onglets si l'écran paraît chargé.

Terminé !

duf, l'espace disque qui se lit comme un tableau

df -h affiche tous tous vos dossiers/fichiers et vous laisse vous exploser les yeux sur les colonnes, les chiffres, les tailles. duf montre les mêmes informations groupées, alignées et colorées, avec une barre d'utilisation par système de fichiers.

L'installer

Terminal
sudo apt install duf

Le lancer

Terminal
sudo duf

Les disques locaux, les partages réseau et les montages système sont groupés séparément. Ajoutez --only local pour masquer les pseudo-systèmes de fichiers que Docker laisse derrière lui.

Terminé !

ncdu, trouver ce qui a mangé le disque

Quand duf vous dit que le disque est plein, ncdu vous dit pourquoi. Il parcourt un dossier, trie tout par taille réelle, et vous laisse descendre avec les flèches au lieu de lancer du -sh * vingt fois.

L'installer

Terminal
sudo apt install ncdu

Le pointer sur un dossier

Terminal
sudo ncdu /srv/docker

Les flèches pour se déplacer, Enter pour ouvrir un dossier, D pour supprimer l'élément sélectionné, Q pour quitter. Sur un gros disque le premier scan prend un moment, il lit tout.

D supprime immédiatement, avec une seule confirmation et sans corbeille. Lancez ncdu sans sudo quand vous ne faites que regarder, comme ça une touche tapée de travers ne vous fera pas vous rouler en boule en pleurant.

Terminé !

tldr, le manuel sans les 400 lignes

man tar est exhaustif et illisible. tldr tar vous donne les cinq commandes que les gens tapent vraiment, avec une ligne d'explication chacune. Ce sont des exemples maintenus par la communauté plutôt qu'un substitut au vrai manuel, et sur Debian le client est empaqueté sous le nom tealdeer.

L'installer

Terminal
sudo apt install tealdeer

Télécharger le cache des pages

Terminal
tldr --update

Les exemples sont récupérés une fois et stockés en local. La commande fonctionne donc hors ligne ensuite. À relancer tous les quelques mois.

Lui demander quelque chose

Terminal
tldr rsync

Terminé !

lazydocker, gérer ses conteneurs depuis le terminal

La seule exception : il n'est pas empaqueté par Debian. C'est une interface texte complète pour Docker, conteneurs, images, volumes et logs sur un seul écran, avec des touches pour redémarrer, arrêter ou suivre les logs de n'importe quoi. Pratique quand vous êtes déjà en SSH et que vous n'avez pas envie d'ouvrir Dockge.

Télécharger la dernière version

Terminal
curl -Lo /tmp/lazydocker.tar.gz "https://github.com/jesseduffield/lazydocker/releases/latest/download/lazydocker_0.25.2_Linux_x86_64.tar.gz"

Vérifiez le numéro de version actuel sur la page des releases, et prenez arm64 au lieu de x86_64 si le serveur est un Raspberry Pi ou équivalent.

Installer le binaire

Terminal
sudo tar -xzf /tmp/lazydocker.tar.gz -C /usr/local/bin lazydocker
rm /tmp/lazydocker.tar.gz

/usr/local/bin est le dossier prévu pour les logiciels que vous installez vous-même, et c'est pour ça qu'apt n'y touche jamais.

Vérifier qu'il est bien là

Terminal
lazydocker --version

Le lancer

Terminal
sudo lazydocker

Il a besoin d'accéder au socket Docker, d'où le sudo à moins que votre utilisateur soit dans le groupe docker. Les touches à connaître :

ToucheCe qu'elle fait
1 à 6Aller à un onglet : projets, services, conteneurs, images, volumes, réseaux
FlèchesSe déplacer dans le onglet, la partie droite suit la sélection
EnterPasser sur le onglet principal à droite, Esc revient
xOuvrir le menu de tout ce que vous pouvez faire avec la sélection
mSuivre les logs
s / r / pArrêter, redémarrer, mettre en pause le conteneur sélectionné
EOuvrir un shell dans le conteneur
dLe supprimer
bCommandes groupées, dont le nettoyage des images et des volumes
/Filtrer la liste
+ et _Agrandir ou réduire les onglets
qQuitter

La casse compte : E ouvre un shell dans le conteneur, e masque ceux qui sont arrêtés.

La liste complète se trouve dans la documentation du projet.

N'etant pas un package de Debian signifie qu'il ne sera pas mis à jour par apt full-upgrade. Ré-éxecutez ces étapes lorsque vous voudrez une version plus récente.

Terminé !

ufw, un pare-feu réellement lisible

Le pare-feu de Debian (iptables/nftables sous le capot) est puissant mais illisible tel quel. ufw, uncomplicated firewall, est une surcouche qui le transforme en règles courtes et compréhensibles : tout bloquer par défaut et n'ouvrir que ce que vous exposez réellement.

L'installer

Terminal
sudo apt install ufw

Définir la politique par défaut

Terminal
sudo ufw default deny incoming
sudo ufw default allow outgoing

Rien n'entre à moins qu'une règle ne l'autorise, tout ce que le serveur initie lui-même sort toujours normalement.

Autoriser ce dont vous avez réellement besoin

Terminal
sudo ufw allow OpenSSH
sudo ufw allow 443/tcp

OpenSSH est un profil intégré qui correspond au port SSH, pas besoin de se souvenir duquel il s'agit. Ajoutez un allow par port que vous exposez, SWAG sur le 443 par exemple.

Autorisez SSH avant d'activer le pare-feu, à l'étape suivante. Activez-le d'abord et la connexion depuis laquelle vous tapez est coupée, sans plus aucun écran branché pour réparer.

L'activer

Terminal
sudo ufw enable

Vérifier les règles

Terminal
sudo ufw status verbose
Sortie
Status: active
Logging: on (low)
Default: deny (incoming), allow (outgoing), disabled (routed)

To                         Action      From
--                         ------      ----
22/tcp (OpenSSH)           ALLOW IN    Anywhere
443/tcp                    ALLOW IN    Anywhere

Terminé !

Contributeur:Djeex
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